A) Le CANAL du BAS-CONGO

Un canal reliant les eaux tranquilles de l'embouchure du fleuve Congo au départ du port de Boma et s'étendant sur 380 km pourrait être aménagé et même creusé en certains endroits aux 2/3 sur la parcelle dévolue au Consortium et pour 1/3 dans la RDC afin de surmonter les 305 m de dénivellation entre Kinshasa et l'Océan Atlantique.

L'idée d'un tel ouvrage a été étudiée par les Belges grands spécialistes des travaux hydrauliques dès 1928. ( "Aménagement du Bas-Congo" par le Colonel Pierre VAN DEUREN). Le projet est gigantesque et les travaux s'échelonneraient sur trois à quatre dizaines d'années procurant à l'Europe comme à la RDC des millions d'heures de travail. Accessible à des convois de plusieurs barges jusqu'à 6.000 tonnes, le canal permettrait, en un seul transbordement dans l'embouchure du fleuve, de remonter à l'intérieur de la RDC sur 2.500 km de voies fluviales navigables pour atteindre et desservir Bangui en République Centre Africaine et Kisangani dans l'est de la RDC.

Le creusement de ce canal relancerait l'économie congolaise et motiverait les populations à regagner les provinces intérieures plutôt que de s'agglutiner à Kinshasa où elles ne trouvent actuellement aucun travail. Il n'y a absolument rien d'utopique dans ce projet. C'est tout à fait réalisable et l'investissement financier en coût serait probalement inférieur à l'heure actuelle à ceux qui ont été nécessaires à l'époque pour construire les canaux de Suez et de Panama.

Mais encore une fois et comme cela sera souvent répété dans cet exposé sommaire, JAMAIS aucun INVESTISSEUR étranger ne consentira de participer à un tel projet s'il n'a pas la garantie de la préservation de son investissement et de sa sécurité non seulement pour toute la durée des travaux (probablement un demi siècle) mais aussi pour la période de rentabilité réciproquement prévue jusqu'au terme du bail emphytéotique. La seule solution possible à la réalisation d'un tel projet et de tous les autres connexes est la mise en place de l'Emphythéose MOANDA dans son intégralité et non la création d'une Zone franche comme explicitée au paragraphe précédent .

L'Université de Liège, sous la houlette du professeur d'ingéniérie hydraulique, Nicolas Dehousse et de son adjoint Robert Arnould, ont effectué sur place durant quinze jours en 1971, avec une quarantaine d'étudiants et collaborateurs, une reconnaissance des lieux très poussée du parcours du fleuve depuis Kinshasa jusque Matadi et en ont fait un relevé relativement précis pour l'époque. Ces derniers, qui viennentt d'être recontactés par les auteurs de l'avant-projet d'Emphytéose Moanda, leur ont confié le volumineux rapport de leurs conclusions. Ce rapport n'a jamais été pris en considération par les gouvernements belges et zaïrois de l'époque, sa mise en oeuvre n'entrant pas dans la logique politique et économique du moment. Ci-après un résumé succinct de ce que ce rapport contient et prévoit.

Durant bien plus d'une centaine de km en amont du barrage d'Inga, dont la partie supérieure sera à la cote 205 après la réalisation du GRAND INGA , le fleuve sera relativement calme et la dénivellation ainsi obtenue permettra une navigation sans écluses moyennant des aménagements des berges et en balisant un itinéraire ad hoc de 173 km jusqu'au rétrécissement du fleuve à Kalankala où sa largeur est réduite à 350 m. A cet endroit il faut prévoir un barrage permettant de hausser le niveau du fleuve à l'altitude 300 afin de noyer tous les autres rapides en amont et y prévoir deux écluses traditionnelles de 50 m de chute à flanc de coteau. Le bief ainsi créé permettra une navigation tranquille jusque Kinshasa et Brazzaville. La centrale électrique adjacente qui y sera construite aura une puissance de 15 000 MW pouvant livrer 120 milliards de KWh par an.

Mais c'est surtout depuis la centrale Hydro-électrique du GRAND INGA jusqu'à la mer que le projet des professeurs Dehousse et Arnould est innovateur. L'étude qu'ils ont entreprise à l'époque avec la collaboration de quelques uns de leurs étudiants et doctorants et qui a exigé une année de travail universitaire après leur incursion de quinze jours sur place pour arriver à ces conclusions est toujours géologiquement et hydrauliquement valable. Techniquement elle est même actuellement (plus de trente ans après) encore plus facilement réalisable qu'elle ne l'était déjà à l'époque.

Il s'avère en effet qu'il est impossible d'utiliser le tracé géographique du fleuve depuis Inga jusque Matadi pour y prévoir le creusement d'un canal navigable. C'est pourquoi leur projet prévoit, à partir d'Inga, de creuser deux canaux ( un de 1 km et l'autre de 8 km ) avec deux écluses de 50 m de rachat en hauteur jusqu'à la cote 300 vers le sud ouest en utilisant le lit de divers affluents sur lesquels seront construits des barrages de retenue permettant de les rendre navigables à la cote 250 puis 300. On se sert ensuite principalement du cours de la large rivière Mao sur 30 km pour atteindre l'île des Princes en amont de Boma au travers de 6 barrages écluses de 50 m de chute chacun. Ce plan prévoit plusieurs km² de terres inondées qui pourront servir aux populations locales pour y développer une pisciculture industrielle capable de fournir des millions de tonnes de poissons à exporter dans toute l'Afrique Centrale. Les industries manufacturières qui s'établiront sur les berges de ces biefs tranquilles jouiront elles d'une irrigation sans pareille, d'une électricité bon marché et d'un accès maritime permettant une exportation directe et aisée par conteneurs dans le monde entier.
L'ensemble du projet lui-même est contenu dans un épais manuel de 130 pages au format A4 comportant tous les graphiques et plans de construction des écluses à destination des géologues, ingénieurs et commanditaires devant établir le cahier des charges. Ce dossier est à la disposition de tous ceux qui, après nous avoir exprimé leur réel intérêt pour ce projet, voudront en obtenir un exemplaire.

Ci-après cependant d'abord, en 5 cartes successives, le tracé du fleuve entre Kinshasa et l'Océan et ensuite un premier aperçu du tracé navigable du canal depuis INGA jusqu'en amont de BOMA avec ses huit écluses A, B, C, D, E, F, G et H. Cette 6 ème carte finale a été expressément dépouillée de tout détail (routes, rivières et bourgades) pour mieux faire apparaître le tracé géographique ( de 05 en 05 minutes de longitude et latitude, cad 9 km ) du futur Canal du Congo au sein de l'Emphytéose Moanda et auquel nous souhaitons pour dans 99 ans, une renommée aussi importante que celle attribuée aujourd'hui aux canaux de Suez et de Panama ainsi qu'aux deux grands fleuves Missisipi-Missouri et Yang-Tsé-Kiang qui sont pour les USA et la Chine les artères vitales essentiellement écononomiques et incontournables de ces deux pays.

Vous aurez en finale de cette sixième carte, une liste de petits dessins explicitant les diverses infrastructures à construire (barrages de retenue et écluses) et la possibilité en cliquant, après ces petits logos, sur le lien intitulé ICI et écrit en bleu, d'examiner de façon plus précise et détaillée les onze cartes reprises dans le plan de montage de ces 11 cartes et sur le lien TRAJET écrit également en bleu pour comprendre le parcours d'un conteneur déchargé au port de Matadi et transporté dans un convoi poussé de six barges de 1000 tonnes chacune, sans rupture de charge, jusqu'aux ports de Kinshasa, Brazza, Libenge et Kisangani.

Pour ceux qui désireraient obtenir une copie imprimée du plan de montage et des 11 cartes, il suffit au départ du CD-ROM et en utilisant la fonction imprimante de Netscape ou de Internet Explorer de sélectionner le fichier "detail2.htm" pour le plan de montage et les fichiers "carte00.htm" jusque "carte10.htm" pour les 11 cartes AVANT et APRES la construction du canal . Vous obtiendrez avec une imprimante couleur classique un petit opuscule géographique à l'échelle 1/50.000 où 1 cm représente 500 m.

Il vous est possible également, toujours à partir du CD-ROM, d'obtenir sur papier deux grandes cartes (avant et après la construction du canal) à l'échelle 1/115.000 en imprimant les six fichiers assi1.htm , assi2.htm, assi3.htm, assa1.htm, assa2.htm et assa3.htm. Pour cela il vous faut une imprimante couleur pouvant produire des formats A3. En découpant soigneusement le résultat de ces six cartes et en les assemblant par collage sur deux feuilles A2 (83cm x 59 cm) vous aurez, en couleur la reproduction de la carte WEBER au 1/100.000 ayant servi de base à l'équipe du professeur Dehousse pour déterminer le parcours le plus adéquat du tracé du futur Canal du Bas-Congo depuis Inga jusqu'à l'Ile des Princes. Ces six fichiers se trouvent dans le répertoire WEBER sur lequel il suffit de cliquer ci-dessus pour les visualiser sur écran. ATTENTION , cette vision exige non seulement l'utilisation du coulissant vertical mais également du coulissant horizontal vu la grandeur respective de chaque carte.

Cliquez ICI pour un détail plus précis sur la topographie des huit écluses et sur TRAJET pour l'explicatif du parcours d'un conteneur déchargé au port de BOMA d'un cargo et transporté en barge de 1.000 tonnes, faisant partie d'un convoi poussé the six barges, sans rupture de charge jusqu'aux ports de Kinshasa, Brazza, Libenge et Kisangani.

Ce manuel, reprenant toutes les cartes au 1/100.000 depuis Kinshasa jusque Boma, fera partie du Memorandum d'introduction.

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